
La vue depuis Williamsburg, à une saine distance critique des banquiers de Manhattan, ces vendus
Il y a beaucoup à dire sur le phénomène social et culturel, déjà daté, de
Williamsburg, à Brooklyn.
Je vis dans le quartier le plus homogène du monde, à l'exception peut-être de la banlieue de Neuilly. On trouve à Williamsburg un tout autre genre d'habitant urbain.
Williamsburg comme, dans une moindre mesure, Park Slope, abrite la "creative under-class", c'est à dire une très forte concentration des jeunes actifs ou étudiants entre 20 et 30 ans, branchés, parfois sans le sou. Il n'y a pour ainsi dire pas de vieux. La 5ème avenue de Williamsburg est Bedford Avenue, sorte de Champs-Elysées branchouilles, qui, comme la ligne L du métro qui traverse cette zone, ressemble fortement à un défilé
de mode permanent et ultra-compétitif (tatouages, chapeaux, lunettes de soleil). Williamsburg est un havre artistique, où la discrimination viendrait plutôt du fait de ne pas être bizarre (pression sociale inversée, donc).
Dans mon coin de Williamsburg, South-Williamsburg, la gentrification est en marche mais une communauté latino vivote toujours à côté d'un
immense quartier juif hassidique. La tendance est confirmée depuis plusieurs années par New York Magazine, comme aujourd'hui: "In Williamsburg, there are 80 percent more college grads than in 2000". Voilà qui résume la situation "Parts of Brooklyn That Feel Richer and Whiter Really Are!"

Le spécimen local dit du hipster
photos via flickr